Merci à Inna et Glutony pour la css et les modifications.
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Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ta course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos coeurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.
Même lorsque l'on croit
Que l'on n'attend plus rien
Nous attendons toujours
Quelque chose ou quelqu'un
On attend que la vie nous l'apporte
Nous l'apporte aujourd'hui ou demain
Même lorsque l'on sait
Que la nuit est venue
On espère toujours
Le passant inconnu
Qui viendrait à heurter notre porte
Comme le voyageur attendu
Il y a toujours une place vide
Un amour à prendre, un cœur qui s'ennuie
Il suffit d'un mot d'un geste timide
Et voilà nos mains soudain réunies
Même lorsque l'on croit
Que l'on n'attend plus rien
Quand les volets sont clos
Quand le feu s'est éteint
Nous attendons toujours quelque chose
On attend quelque chose ou quelqu'un
Quand on croit que plus rien
Ne peut nous arriver
Quand on croit le bonheur
Impossible à trouver
On continue quand même à attendre
On continue quand même à rêver
Charles Aznavour
Parole de Jacques Plante, Musique d'Eddy Barclay
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